Fun Fact

The Barber and the Wizards

Le Barbier et les Sorciers
[Version française en dessous / Read the story in French below

Paris, BnF, MS fr. 2646 ~ Charles VI first show signed of his sickness when he attacked his own guards when riding with his army to Britanny.

Charles VI of France fell to a strange sickness in the early years 1390’s and then proved unable to rule his kingdom. The Dukes of Burgundy and Orleans then fought for power. However, this story is not about those high and mighty lords that shred the Kingdom of France apart.

The Lords and Princes gravitating around the royal court tried everything to cure their King. They didn’t hesitate to solicit the help of wizards. Louis de Sancerre, Marshal of France, and second only to the Constable in the King’s Army, sent for two conjurers from the distant Guyenne to come to Paris. They claimed to be Augustinian friars. Yet they dressed as laymen and carried swords. “The roads are dangerous and we must protect ourselves,” the argued. If sometimes outlaws dressed as monks to deceive their prey, those two friars certainly liked to look like outlaws.

Paris, BnF, MS fr. 2644, f. 159v.

They were brought to the royal castle and they attended to the King. For a few days, the King felt better. Then he relapsed. He ran around in his castle, agonizing with pain. “In the name of the Lord,” he said to his courtiers, “if any of you is in any way responsible of the pain I endure, I beg you to show mercy and to kill me, now!” Everyone was in tears. So the Lords went back to the wizards, looking for answers. They deflected the problem and blamed the King’s barber, Merlin Joli, of having casted black magic unto the King..

Merlin Joli had a very high idea of his profession and his office. He had many reasons to do so. A barber back in the Late Middle Ages was not only a barber, but also a surgeon, a physician, the most skilled person you could find to fix your bones and save your life if you endured terrible injuries on the battlefield. Merlin Joli maintained that the trade of barber was a very important one. He had always devotedly and faithfully served his King. The two wizards nevertheless made up the rumour that he’d been seen alone at night, lurking around the corpses of hanged men to concoct dangerous spells. He could have been secretly studying anatomy, a bit like Leonardo Da Vinci had to do it himself a century later. Maybe the whole thing was totally made up. Merlin Joli was imprisoned anyway…

The King regained his full consciousness and peace of mind a few days later. He stormed the chancellery and demanded that his former barber be released at once! The Parliament couldn’t deny a direct order from the King. Merlin Joli was freed. He was granted to live as he saw fit, no harm being brought to himself or any of his possessions. However, the faithful barber was never again able to attend his King… because of two self-proclaimed wizards that were most probably nothing but charlatan.

Paris, BnF, MS fr. 2646, f. 176r ~ Being almost burned alive by his own brother didn’t help Charles VI with his paranoia…

Charles VI de France tomba étrangement malade au début des années 1390, et sa maladie le rendit souvent incapable de gouverner son royaume. Les ducs de Bourgogne et d’Orléans se disputèrent par conséquent le pouvoir, mais cette histoire ne les concerne pas.

Les seigneurs et princes de la cour du Roi tentèrent tout ce qu’ils purent pour le guérir. Ils n’hésitèrent pas même à faire recours à des sorciers. Louis de Sancerre, Maréchal de France, qui ne répondait que du Connétable à défaut du Roi, fit mander deux enchanteurs de la lointaine Guyenne, pour qu’on les amène à Paris. Ceux-ci prétendaient appartenir à l’Ordre de Saint Augustin. Pourtant, ils se revêtaient de façon laïque et portaient l’épée à la ceinture. « Les routes sont dangereuses, nous devons nous protéger ! » répondaient-ils quand on les accusait d’apostat. Si certains bandits portaient l’habit du moine pour leurrer leurs victimes, ces deux frères augustins avaient tous les atours de bandits.

Ils furent conduit au château royal, où ils furent logés tous frais payés, et ils furent conduits près du Roi. Prétendument grâce à leurs remèdes, le Roi se porta mieux pendant quelques jours. Toutefois il rechuta bientôt. Il se mit à courir dans son palais, criant de douleur. « Si un seul d’entre vous est complice du mal qui m’afflige, je vous en prie, par pitié, abrégez mes souffrances et tuez-moi sur le champ ! » adressa-t-il à ses courtisans. Tout el monde était en pleurs. Aussitôt les seigneurs de la cour sont retournés auprès des sorciers, exigeant des réponses. Ceux-ci détournèrent le problème an accusant le barbier du Roi, Merlin Joli, d’avoir pratiqué de la magie noire à l’encontre du roi.

Merlin Joli avait une très haute idée de sa profession et de son poste. Et il avait toutes les bonnes raisons pour cela. Un barbier, en ces temps reculés, servait également de chirurgien. Il était la personne la plus compétente pour vous sauver des pires blessures du champ de bataille. Merlin Joli maintenait que le métier de barbier était de la plus haute importance. Jusqu’alors, il avait toujours loyalement et dévotement servi son Roi. The deux sorciers, néanmoins, fabriquèrent une rumeur selon laquelle Merlin aurait été vu, à la nuit tombée, rôder près des cadavres des pendus pour confectionner ses sortilèges. Peut-être étudiait-il secrètement l’anatomie humaine, à la mode de Léonard de Vinci, avec un siècle d’avance. Sans doute ne s’agissait-il que d’une vaste fumisterie. Merlin Joli fut emprisonné quoi qu’il en soit.

Le Roi retrouva sa clarté d’esprit, quelques jours plus tard. Il tonna à son chancelier de faire libérer son barbier. L’ordre fut porté au Parlement et celui-ci ne put s’y soustraire. Il s’agissait d’un ordre direct. Merlin Joli fut libéré. Ses avoirs et sa personne n’avaient plus rien à craindre. Cependant, il ne put jamais servir son roi de nouveau… tout cela parce que deux soi-disant sorciers n’étaient en vérité rien d’autres que des charlatans.

Sources:
Chronique du religieux de Saint-Denis. Edited by L. Bellaguet. Paris: Crapelet, 1839-1852. Cf. t. 2, p. 542-547.
Henri Moranvillé, « Le barbier de Charles VI », in Bibliothèque de l’école des chartes (1903), 64, 699-702.

Further reading:
Françoise Autrand, Charles VI. La folie du roi. Paris: Fayard, 1986

1 thought on “The Barber and the Wizards”

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.